
Les Quatrevieux en Iran : Le pays des 4x4
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Suite à
notre voyage en Turquie de l'Est, en 2002, nous nous étions fait la promesse
à la frontière iranienne de franchir le pas.
3 ans plus tard et pas mal de démarches effectuées, nous prenons le chemin
de ce pays tant décrié. Nous avons choisi de traverser les Balkans, une
route que nous ne connaissions pas. 4 000km nous séparent de la frontière
iranienne et nous n'attendrons pas moins de 14 h aux frontières en raison
de l'afflux des turcs allemands rentrant au pays .
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Arrivés
enfin en Turquie, nous prenons le temps de traverser ce pays si hospitalier.
Les pistes du bord de la mer Noire offrent l'occasion à notre land de
se retrouver dans son élément.
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Nous empruntons
même un chemin forestier qui nous conduit à un camp de bûcherons ravis
de cette visite inopinée : nous n'échappons pas au traditionnel thé.
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Sur le chemin
du retour, un tronc d'arbre nous arrache le cabochon de roue.
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Fabrice
répare alors avec du fil de fer et un coin de ziploc ! Efficace jusqu'en
Iran où nous achèterons 2 cabochons pour le prix de 0.50 euros...
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Une semaine
après notre départ, nous atteignons la ville frontière turque Dogubayazit.
Nous nous offrons une pause camping au pied du palais des mille et une
nuits d'ishak Pasha pour faire la lessive et la mécanique. Le lendemain,
c'est le grand jour : nous enfilons nos tenues islamiques ! La frontière
turque passée, la grande grille s'ouvre et un douanier sympathique nous
accueille aux mots "d'oublier la propagande". En effet, il nous guide
aux différents bureaux et ½ h plus tard, nous sortons sans fouille du
véhicule : Zut alors! Nous aurions pu apporter une bouteille de pastis
et un pot de pâté de chez nous !
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Nous cherchons
la direction de l'église noire de St Thaddée, des policiers nous font
un plan mais un jeune s'interpose, il veut nous y conduire. Heureusement
car les panneaux en farsi (persan) ne nous sont pas d'une grande aide.
Cette église est complètement isolée au milieu des villages en pisé. Au
mois de juin, elle accueille les pélerins par milliers campant autour
pendant 3 jours.
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Pour rejoindre
Tabriz, nous alternons pistes et route. Le système routier iranien est
en très bon état, le pétrole ne leur coûtant rien. Le calme de la campagne
fait place à l'agitation et à la circulation anarchique de la ville. Le
land se faufile comme il peut au milieu de ce capharnahum. Les policiers
sifflent sans succès et les voitures klaxonnent. Nous visitons tout de
même la mosquée bleue.
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Nous déambulons
dans le bazar (le supermarché local non touristique). Nous ferons l'acquisition
d'une perle rare : une cocote-minute en alu de 2.5L à 6 euros !
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Nous attaquons
ensuite l'ascension du Mont Sabalan par les pistes au milieu des tentes
de nomades et des nombreux land : deux jours de pur plaisir ! Nous serons
invités à partager une collation dans ces tentes d'un autre âge. Aucun
problème mécanique sauf une durite de gas-oil déconnectée mais vite réparée.
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Il est temps de faire un petit
bain de pieds dans la mer Caspienne. La végétation change radicalement,
nous évoluons maintenant au milieu des rizières.
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Le petit
village de Masuleh vaut un détour, il a été construit en escalier à flanc
de montagne : la terrasse des maisons sert de balcon à l'étage supérieur
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Encore un
changement de décor pour nous rendre à Soltanieyeh, notre route traverse
des paysages à couper le souffle déclinant toutes les couleurs. La ville
de Soltaniyeh est un gros bourg conservant un très beau mausolée datant
du XIVème siècle.
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Nous amorçons
maintenant la descente vers Isfahan. Lors de la recherche d'un bivouac,
nous sentons le Land s'enfoncer brutalement du côté droit : nous sommes
en fait sur un lac asséché et la croûte vient de céder sous le poids du
Land. Une simple marche arrière et grâce à nos Guyane, nous sortons rapidement
de ce mauvais pas.
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Nous sommes
attendus au sud d'Isfahan par des astronomes intéressés par notre projet.
Nous passerons trois jours très agréables en leur compagnie.
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Il est temps
de se diriger vers Shiraz où nous avons été obligés pour obtenir les visas
de réserver trois nuits d'hôtel. Ce sera le seul luxe car tout au long
de notre séjour, nous bivouaquerons sans problème de sécurité. Nous arpentons
le bazar à l'abri de ses allées fraîches : c'est un véritable plaisir
pour les sens ! Nous admirons les nombreuses mosaïques sur les mosquées
et les écoles coraniques.
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Persépolis
est à 60 km au nord de Shiraz, nous lui rendons une petite visite culturelle.
Cette cité antique possède de superbes bas-reliefs très bien conservés.
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Un peu plus
loin, subsistent aussi des vestiges des tombeaux des rois à flanc de collines
visibles de la route. La conduite sur route est épuisante et nous décidons
de nous échapper sur les pistes pour retrouver notre quiétude. Nous traversons
ainsi les monts Zagros. Lors d'un bivouac, nous entendons un étrange hurlement
qui se rapproche alors que nous observons les étoiles : il paraît qu'il
existe des loups dans la région, remontée rapide dans la tente de toit
et interdiction formelle aux enfants de sortir la nuit. Nous croisons
de multiples land surtout sur les pistes boueuses et trialisantes.
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En effet,
l'Iran possède une très grande variété de paysages allant de la montagne
atteignant plus de 4 000 m d'altitude en passant par la végétation tropicale
et les grands déserts arides du centre du pays pour finir par le contraste
saisissant entre l'humidité ambiante et la désolation du Golfe Persique.
Isfahan est une étape importante sur notre route, nous lui consacrons
un certain temps. Nous visitons notamment sa place principale avec ses
deux belles mosquées et son bazar.
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Nous avons
envie de traverser les deux grands déserts. Notre route est jalonnée de
caravansérails à l'abandon que nous visitons et de citernes d'eau désespérément
vides.
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La route
est monotone et la température grimpe rapidement à plus de 50°C. Nous
faisons une petite pause à Tabas située à mi-parcours pour acheter du
pain et faire le plein pour 1 euro !
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Plus loin,
des oasis se nichent au pied des montagnes. Une de celle-ci nous attire
et nous tombons sur un véritable bijou. Malheureusement, la température
ne nous permet pas de grimper pour la visiter.
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Une tempête
de sable se lève à la nuit tombée et nous empêche de dormir tranquillement.
La ville de Kerman annonce la fin de notre échappée désertique qui s'effectuera
au milieu de montagnes colorées.
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Nous comptons
rallier le Golfe Persique en traversant le pays d'est en ouest. Notre
tracé passe par les lacs salés où nous ne résistons pas à lancer le land
à grande vitesse en faisant tout de même attention à ne pas s'approcher
de l'eau.
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Nous
rencontrons à ce moment les seuls touristes de notre voyage : Ils sont
partis de Singapour en vélo et compte arriver en France à la fin de
l'année (Pari réussi : bravo !) Leur volonté force notre admiration
et nous faisons plus ample connaissance lors d'un bivouac commun autour
d'un plat de raviolis où ils pourront profiter du luxe de notre douche.
Rendez-vous est pris en France pour leur arrivée.
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Nous empruntons
un curieux défilé où Alexandre Le Grand serait passé pour attaquer les
Perses et détruire Persépolis. A l'approche du golfe Persique, les sites
historiques se succèdent et nous ne manquons pas de visiter les ruines
de Bishapur, une antique cité : un vieux Land 88 nous y conduira à toute
vitesse !
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La température
ne descend pas en dessous de 40°C même au plein milieu de la nuit. Nous
buvons au moins 4 L d'eau chacun mais le dernier plein s'est fait avec
de l'eau saumâtre qui sera difficile à avaler : heureusement qu'il nous
reste un fond de sirop pour les enfants.
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La proximité
de la mer nous fait rêver à un peu de fraîcheur et nous prenons sa direction
difficile à trouver car en dehors des axes traditionnels. Nous essuyons
une tempête de sable. Visiblement, elle se mérite et les enfants peuvent
enfin tremper leurs pieds.
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Nous
avons la visite de policiers intrigués par notre présence dans ce lieu
insolite non touristique. Sommes-nous des espions ou des terroristes
près de la frontière iraquienne et des puits de pétrole ? Nous les rassurons
nous voulions simplement baignés les enfants. Penauds et un peu honteux,
ils nous quittent. Nous reprenons la direction de la célèbre Zigourrat,
non ce n'est pas une insulte : il faudra tout de même s'y prendre à
plusieurs fois pour les commentaires du DVD car nous serons pris d'une
irrésistible envie de rire. C'est tout simplement un monument religieux
en forme de montagne, contemporain de Babylone.
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Sur le
chemin du retour, nous aurons un petit accident avec un véhicule décidé
à se faire rembourser les précédents accidents : donc, bilan, 4 h aux
différents postes de police, de la tôle froissée, rien à payer à l'automobiliste
(ce qui n'était pas évident au départ) et un bon repas offert par les
policiers !
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Notre
voyage sur le sol iranien se termine après une petite visite à la mini-Cappadoce
: Kandovan.
Retour à notre point de départ, Bazargan la ville frontière.
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Nous quittons
ce pays loin des clichés et nous faisons la promesse de revenir pour un
prochain voyage vers l'Asie ! Dès notre sortie, nous faisons une halte
au bord du lac de Van. Sur notre trajet, nous nous offrons des pides (pizzas
locales à base de viandes mixées) dans un petit restaurant local : ils
sont ravis et sont aux petits soins. Un bain dans le lac de Van permet
de se décaper : en effet, l'eau est basique et est recommandée pour la
lessive mais pas pour garder son bronzage de toute façon inexistant après
les 30 jours en Iran et les tenues bien couvrantes.
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Pour ne pas
emprunter le même parcours qu'il y a trois ans, nous choisissons de passer
par le sud du kurdistan. Lors d'un bivouac dans un champ de lave, dans
l'intention de se cacher, nous repérons une piste à peine marquée. Il
faudra faire du trial au milieu des gros cailloux mais nous ne serons
pas dérangés.
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Nous avons
entendu parler de belles pistes dans les monts Taurus. Notre GPS ne fonctionne
malheureusement plus depuis le Golfe Persique (antenne grillée à 70 °C).
Nous nous débrouillons alors avec la carte et le bon sens et un mot très
important en turc "nerede" qui signifie où suivi du nom de l'endroit où
on veut se rendre. Dans les villages, c'est l'attroupement, tout le monde
veut nous aider ou nous offrir un thé : C'est magique !
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Nous posons
notre bivouac où bon nous semble au milieu des pins. Nous nous retrouvons
au milieu des yaylas sur un haut plateau et des bergers, étonnés de notre
présence.
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Nous avons
envie de prolonger le plaisir par un petit tour en Cappadoce. Nous trouvons
un bivouac à l'abri de collines colorées et quelle n'est pas notre surprise
le lendemain matin de voir le ciel envahis de montgolfières.
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Pour notre
part, nous préférons les célèbres cheminées de fée et églises en utilisant
notre land très à l'aise sur ses pistes étroites.
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Les enfants
se régalent à jouer à cache-cache ! Un papy dans son champ nous interpelle
pour discuter et nous donner des kilos de raisin: Nous finirons chez lui
autour d'une collation.
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Au nord
d'Ankara, au moment d'un pique-nique, un agriculteur en train de moissonner
nous rapportera un sac plein de légumes et arrêtera un tracteur pour qu'il
nous donne deux énormes pastèques ! Nous avons rendez-vous avec le club
de Land d'Istanbul.
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Son accueil
est lui aussi fantastique : il nous invite à partager un très bon repas
dans un restaurant à la mode. Nous discutons tard dans la nuit. Le lendemain,
nous n'échappons pas à une virée entre landeux.
Ils testent Fabrice sur des pistes de plus en plus difficiles, étonnés
qu'il arrive à passer malgré le poids du véhicule.
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Avec un petit sourire, il envoie notre land dans une rivière au fonds
vaseux : évidemment, le land pique du nez mais avec une marche arrière,
le pire est évité. Notre hôte n'aura pas à sortir le treuil comme il
l'avait prévu sauf… Peu après, pour leur faire plaisir, nous nous plantons
dans une zone sablonneuse (Club 2) : ils sont ravis et treuillent !
La journée s'achève et nous bivouaquons dans un parc en surplomb d'Istanbul
avec l'autorisation des gendarmes..
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Nous avons
décidé de passer par la Grèce et la Macédoine pour notre retour pour
éviter les files d'attente interminable aux frontières : C'est bien
joué car nous rentrerons en moins de deux jours à partir de la plage
grecque où les enfants ont pu enfin se détendre.
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Nous
avons donc parcouru 18 000km en 7 semaines et demi dont 30 jours et
7500 en Iran : un voyage dépaysant que vous pouvez retrouver sur notre
double DVD en vente sur notre site, certains extraits sont en ligne,
ici : un
Land et des Etoiles
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