Le Maroc en famille
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Nous continuons
notre périple en direction de Taroudant, avec ces vergers et orangeraies
à perte de vue. Les guides Gandini en main et les waypoints chargés dans
le GPS, nous entamons les premières pistes. La progression s'effectue
à faible vitesse, les pistes sont peu roulantes.
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Quel plaisir
! Nous traversons des villages peu fréquentés par les touristes. Les villageois
nous manifestent un accueil débordant : un petit garçon pleure quand nous
sortons du village, il aurait bien voulu jouer avec Florence et Vincent.
Nous trouverons un bivouac le soir, sur un terrain plat et entièrement
dégagé, qui sert de terrain de foot, entre deux villages.
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Le réveil
est matinal : les femmes du village précédent partent aux champs avec
leurs mulets et expriment la joie de nous revoir par de grands cris, qui
nous sortent de notre sommeil. La plus âgée d'entre elles attend que nous
sortions de la tente de toit pour être certaine que nous allions bien.
La piste continue au milieu des arganiers.
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Des petites filles nous offrent
un sac d'amandes fraîchement cueillies ou une simple branche en guise
de bienvenue.
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La sortie
d'un village s'annonce difficile avec de nombreuses épingles à cheveux
à négocier à flanc de montagne. Soudainement, lors d'une manœuvre en marche
arrière, le maître cylindre de frein montre des signes de fatigue. Les
roues arrières ne sont plus freinées. Le Land glisse sur plus de 2,5 mètres
avec les roues avants bloquées en direction du précipice. Dorénavant,
le différentiel central sera verrouillé dans les fortes descentes en marche
arrière pour transmettre un peu de frein aux roues arrières, avec la main
sur le levier de frein. Arrivé à Argana, nous n'arrivons pas à trouver
la bonne piste. Après de nombreux allers et retours, nous décidons de
nous arrêter un peu en dehors de la piste pour y passer la nuit.
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Quelle ne
fut pas notre erreur : nous étions sur le passage obligé des bergers.
La nuit ne fut que ponctuée de cris de chèvres et de moutons. Vers cinq
heures trente, un berger frappe à la porte du Land : Il s'inquiète de
notre sort, trouvant étrange de s'arrêter ici. Rassuré de nous voir en
bonne santé, il nous indique le chemin à prendre.
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Nous montons
à 2500 mètres d'altitude, la piste est cassante : nous entendons un cognement
dans l'avant du Land. Le silentbloc de l'amortisseur avant droit a entièrement
brûlé. Fabrice commence à réparer quand un jeune garçon vient nous aider.
Malheureusement, l'écrou est grippé et Fabrice n'arrive pas à le démonter.
Des élastiques en caoutchouc serviront de réparation de fortune, à l'africaine.
Nous invitons le jeune berger à partager notre repas, puis nous nous quittons.
Ces yeux expriment le plaisir de nous avoir rendu service.
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Le soir,
nous retournons au camping de Marrakech où le conducteur d'un Disco nous
prête main-forte pour changer le silentbloc défectueux. Encore une preuve
s'il en est besoin de la solidarité entre propriétaires de Land. Nous
profitons de notre retour dans la perle rouge du Maroc - Marrakech - pour
retrouver un grand amateur de Land Rover local, croisé sur Landmania.com
: Ahmed et son Defender. Nous passons la soirée à parler de Lands et de
traversées de déserts. Nous arrivons enfin à Ouarzazate - les portes du
désert - après avoir franchi le col du Tichka. Nous décidons de nous arrêter
quelques jours au sympathique camping municipal du centre ville.
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