Landmania
Accueil - Contactez-nous 
Le Maroc en famille

Page: 2/5     (4583 lectures)   Format imprimable

Nous continuons notre périple en direction de Taroudant, avec ces vergers et orangeraies à perte de vue. Les guides Gandini en main et les waypoints chargés dans le GPS, nous entamons les premières pistes. La progression s'effectue à faible vitesse, les pistes sont peu roulantes.
Quel plaisir ! Nous traversons des villages peu fréquentés par les touristes. Les villageois nous manifestent un accueil débordant : un petit garçon pleure quand nous sortons du village, il aurait bien voulu jouer avec Florence et Vincent. Nous trouverons un bivouac le soir, sur un terrain plat et entièrement dégagé, qui sert de terrain de foot, entre deux villages.
Le réveil est matinal : les femmes du village précédent partent aux champs avec leurs mulets et expriment la joie de nous revoir par de grands cris, qui nous sortent de notre sommeil. La plus âgée d'entre elles attend que nous sortions de la tente de toit pour être certaine que nous allions bien. La piste continue au milieu des arganiers.
Des petites filles nous offrent un sac d'amandes fraîchement cueillies ou une simple branche en guise de bienvenue.
La sortie d'un village s'annonce difficile avec de nombreuses épingles à cheveux à négocier à flanc de montagne. Soudainement, lors d'une manœuvre en marche arrière, le maître cylindre de frein montre des signes de fatigue. Les roues arrières ne sont plus freinées. Le Land glisse sur plus de 2,5 mètres avec les roues avants bloquées en direction du précipice. Dorénavant, le différentiel central sera verrouillé dans les fortes descentes en marche arrière pour transmettre un peu de frein aux roues arrières, avec la main sur le levier de frein. Arrivé à Argana, nous n'arrivons pas à trouver la bonne piste. Après de nombreux allers et retours, nous décidons de nous arrêter un peu en dehors de la piste pour y passer la nuit.
Quelle ne fut pas notre erreur : nous étions sur le passage obligé des bergers. La nuit ne fut que ponctuée de cris de chèvres et de moutons. Vers cinq heures trente, un berger frappe à la porte du Land : Il s'inquiète de notre sort, trouvant étrange de s'arrêter ici. Rassuré de nous voir en bonne santé, il nous indique le chemin à prendre.
Nous montons à 2500 mètres d'altitude, la piste est cassante : nous entendons un cognement dans l'avant du Land. Le silentbloc de l'amortisseur avant droit a entièrement brûlé. Fabrice commence à réparer quand un jeune garçon vient nous aider. Malheureusement, l'écrou est grippé et Fabrice n'arrive pas à le démonter. Des élastiques en caoutchouc serviront de réparation de fortune, à l'africaine. Nous invitons le jeune berger à partager notre repas, puis nous nous quittons. Ces yeux expriment le plaisir de nous avoir rendu service.
Le soir, nous retournons au camping de Marrakech où le conducteur d'un Disco nous prête main-forte pour changer le silentbloc défectueux. Encore une preuve s'il en est besoin de la solidarité entre propriétaires de Land. Nous profitons de notre retour dans la perle rouge du Maroc - Marrakech - pour retrouver un grand amateur de Land Rover local, croisé sur Landmania.com : Ahmed et son Defender. Nous passons la soirée à parler de Lands et de traversées de déserts. Nous arrivons enfin à Ouarzazate - les portes du désert - après avoir franchi le col du Tichka. Nous décidons de nous arrêter quelques jours au sympathique camping municipal du centre ville.
Précédent Précédent (1/5)    Suivant (3/5) Suivant

[ Retour Reportages | Index des Rubriques ]
Accueil - Contactez-nous